Compte-rendu du débat « Vivre ensemble, une utopie? »

DATE :                 samedi  07 Février 2015

SUJET :                Le vivre ensemble, une utopie?
             (Proposé par CATHY et choisi par l’audience par 10 voix sur 12)

ANIMATEUR :     GEORGES SEFINAL

Oui, nous étions moins nombreux que d’habitude ce Samedi. Etait-ce à cause du froid, des rares rayons de soleil, ou de la formule « sujet libre » ? Oui, nous avons reçu un local en rez-de-chaussée pour philosopher, puis on nous a redonné notre endroit habituel au sous-sol ! Ce qui a perturbé certains qui étaient venus avec les meilleures intentions, puis sont repartis discrètement. Oui, notre animateur, Georges, juste remis d’une grippe cette semaine, a fait de gros efforts pour tenir le coup (Merci Georges !)
C’est ainsi que Georges, très habilement, a aidé Cathy à préciser et mieux formuler  sa question, ce qui a conduit au sujet choisi.
Le débat a commencé par un tour de table pour permettre à chacun et chacune une première réponse, basé sur la doxa, les préjugés et les opinions. Des pistes de réflexion intéressantes ont ainsi pu être exprimées :

  • L’expression « vivre ensemble » est entendue partout ces jours-ci mais c’est « très compliqué » à définir et à vivre.
  • Si c’est « comprendre et être compris par tout le monde », c’est difficile de l’appliquer au niveau d’un groupe humain et surtout d’un couple, parce que l’homme est foncièrement mauvais, l’individualisme dans la société est à son paroxysme et le côté néfaste de la révolution numérique.
  • Nous vivons dans une société qui a perdu contact avec les idées de diversité, de laïcité et de solidarité, donc a affaibli le « vivre ensemble ».

Georges a ensuite démarré la discussion approfondie du sujet pour cerner le concept du « vivre ensemble ». Les participants l’ont défini de plusieurs manières :

  • « une harmonisation avec les autres dans le respect de chacun »
  • « Ce que l’on attend de l’autre »
  • « le partage de valeurs universelles »

Ce qui a conduit à se poser la question des causes des problèmes actuels du vivre ensemble :

  • Les préoccupations des uns et des autres sont tellement différentes
  • L’évolution de la société a été radicale avec la disparition des cellules de base comme la famille, les voisins, le « village.
  • La nature de l’homme telle que définie par Hobbes (l’homme est un loup pour l’homme) ou la théorie de l’homme hérisson de Schopenhauer.
  • La responsabilité des parents qui ont abandonné toute conscience dans l’éducation de leurs enfants.
  • La « crise » qui créé des problèmes sociaux et humains profonds pour les jeunes.

Finalement, dans un tour de table sur la question     « Quel avenir pour le vivre ensemble ? » l’audience s’est affirmée majoritairement pessimiste avec deux rayons de soleil :

  • J’ai de l’espoir, car dans toute utopie, il y a de l’espoir.
  • Dans la lente évolution de l’histoire, nous progressons vers ce vivre ensemble universel auquel tous les êtres humains aspirent.

En conclusion, un débat « actuel »  qui montre ce qui Intéresse, passionne et inquiète les citoyens que nous sommes.

Georges TAHAR

 

 

L’Etat réduit-il nos libertés?

L’ETAT PROTEGE-T-IL ou   RESTRAINT-IL NOS LIBERTES ?

  (L’Etat, c’est moi ! attribué à Louis XIV)

                                                Plan de la session

INTRODUCTION
Question à l’audience
Analyse des réponses à travers la doxa
ANALYSE DU SUJET PROPOSE
REVUE DES CONCEPTS
             ETAT
SOCIETE
POUVOIR
AUTORITE
LIBERTE

DEBATS

 LES PREMIERES INTERDICTIONS DE L’HISTOIRE

QUELLES LIBERTES L’ETAT PROTEGE-T-IL ?

QUELLES LIBERTES L’ETAT RESTREINT-IL ?


L’ETAT EST-IL UN MAL NECESSAIRE ?

QUEL AVENIR POUR L’ETAT ?

            Raisons pour la disparition

            Raisons pour l’extension

 CONCEPTS

ETAT

1 –           L‘Etat est l’ensemble des institutions (politiques, juridiques, militaires, ,administratives, économiques, éducatives) qui organisent une société sur un territoire donné. Il incarne concrètement l’autorité souveraine s’exerçant sur l’ensemble d’un peuple (ou nation) d’un territoire déterminés.

.2 –      l’État est indispensable à la cohésion sociale, parce qu’il a pour fonction de maintenir une conscience collective grâce à des institutions comme l’école. C’est notamment ce que défendent les partisans du républicanisme, comme Durkheim.
Durkheim explique en effet qu’une société doit obligatoirement avoir un socle de valeurs communes, afin d’éviter l’état d’anomie(absence de valeurs communes, de morale collective). Pour Durkheim, c’est l’État républicain qui doit veiller à assurer la présence de ce socle de valeurs communes par des actions volontaires : créer des institutions publiques ainsi que des institutions intermédiaires.

Le monopole de la violence légitime
L’État joue également un rôle indispensable dans la société pour limiter la violence mutuelle. En effet, selon Hobbes ou Freud, l’homme serait naturellement « un loup pour l’homme ». Si l’on imagine un état de nature (sans État), il ne peut s’agir que d’un état de « guerre de tous contre tous ». Il est donc impensable de concevoir une société sans État.

 3 –       « Il faut concevoir l’État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d’un territoire déterminé, […] revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime.
MAX WEBER (1864-1920)

4 –       Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tient en respect,
ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, la guerre de chacun contre chacun.                                                                 THOMAS HOBBES(1588-1679), Léviathan

5 –           Comme l’État est né du besoin de réfréner des oppositions de classes, mais comme il est né, en même temps, au milieu du conflit de ces classes, il est, dans la règle, l’État de la classe la plus puissante, de celle qui domine au point de vue économique et qui, grâce à lui, devient aussi classe politiquement dominante et acquiert ainsi de nouveaux moyens pour mater et exploiter la classe opprimée. A un certain stade du développement économique, qui était nécessairement lié à la division de la société en classes, cette division fit de l’État une nécessité. »
ENGELS (L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État)

           « En vérité le but de l’État, c’est la liberté »                SPINOZA (1632-1677)

6 —         Ce n’est pas pour tenir l’homme par la crainte et faire qu’il appartienne à un autre, que l’État est institué; au contraire, c’est pour libérer l’individu de la crainte, pour qu’il vive autant que possible en sécurité, c’est-à-dire conserve aussi bien qu’il se pourra, sans dommage pour autrui, son droit naturel d’exister et d’agir. Non, je le répète, la fin de l’État n’est pas de faire passer les hommes de la condition d’êtres raisonnables à celle de bêtes brutes ou d’automates, mais au contraire il est institué pour que leur âme et leur corps s’acquittent en sûreté de toutes leurs fonctions, pour qu’eux-mêmes usent d’une raison libre, pour qu’ils ne luttent point de haine, de colère ou de ruse, pour qu’ils se supportent sans malveillance les uns les autres. Le but de l’État est donc en réalité la liberté.                                                                                                                                                                 SPINOZA

« Le droit, l’ordre éthique, l’État constituent la seule réalité positive et la seule satisfaction de la liberté. »
                                                                                                                               Hegel (1770-1831)

7 –        On considère l’État comme l’antagoniste de l’individu et il semble que le premier ne puisse se développer qu’au détriment du second. La vérité, c’est que l’État a été bien plutôt le libérateur de l’individu. C’est l’État qui, à mesure qu’il a pris de la force, a affranchi l’individu des groupes particuliers et locaux qui tendaient à l’absorber : famille, cité, corporation, etc. L’individualisme a marché dans l’histoire du même pas que l’étatisme.

ÉMILE DURKHEIM, L’État et la société civile, 1916

 

8 –        « L’État n’est que la muselière dont le but est de rendre inoffensive cette bête carnassière, l’homme, et de faire en sorte qu’il ait l’aspect d’un herbivore. »
                                                                   ARTHUR SCHOPENHAUER (1788-1860)

 

SOCIETE

1 – Groupement d’êtres humains vivant en groupe organisé et structuré par des liens de dépendance réciproque.
2 – La société n’ est qu’une organisation de la vie en masse. Ce qu’on appelle la société est un asservissement des êtres, non seulement des hommes, mais aussi des animaux, des plantes, voir des minéraux et des étoiles.
                          Nicolas   BERDIAEV(1874-1948)

3 – …l’homme est naturellement fait pour la société politique…aussi l’homme est-il un animal civique, plus social que les abeilles et autres animaux qui vivent ensemble. Et la nature, qui ne fait rien en vain, n’a départi qu’à lui seul le don de la parole… nous avons de plus, sinon la connaissance développée, au moins tout le sentiment obscur du bien et du mal, de l’utile et du nuisible, du juste et de l’injuste, objets pour la manifestation desquels nous a été principalement accordé l’organe de la parole. C’est ce commerce de la parole qui est le lien de toute société domestique et civile.
ARISTOTE(384-322a.JC) , Politique

5 – L’homme est né pour la société ; séparez-le, isolez-le, ses idées se désuniront, son caractère se tournera, mille affections ridicules s’élèveront dans son cœur ; des pensées extravagantes germerdans son esprit, comme les ronces dans une terresauvage .                                                                                                                                                                                                                                                                                       DIDEROT     6 – Dans la nature, l’homme est l’animal le plus démuni: seule l’organisation sociale lui permet de survivre.                                                                                                                                                                                                                                     HUME / 1711-1776
Ce n’est donc pas la nature, mais la discipline qui rend l’homme propre à la société.
                                                                                                        HOBBES , De Cive (le Citoyen)

7 – Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire « Ceci est à moi », et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile                                                              J.J.   ROUSSEAU51712-1778)

8 – « La fin capitale et principale, en vue de laquelle les hommes s’associent dans les républiques et se soumettent à des gouvernements, c’est la conservation de leur propriété. »
THOMAS HOBBES (1588-1679)9 – Les lois de la société sont plus fortes que les volontés des hommes.

10 – «L’homme n’existe que par la société et la société ne le forme que pour elle. » DE BONALD1754-1840

11- La société n’est qu’un jeu où chacun a des intérêts distincts et un plan à suivre.                           BYRON

12- “L’homme naît pur, c’est la société qui le corrompt”                                                         ROUSSEAU

13-La société ne pratique aucune des vertus qu’elle demande aux hommes : Elle commet des crimes à toute heure, mais elle les commet en paroles ; elle prépare les mauvaises actions par la plaisanterie, comme elle dégrade le beau par le ridicule ; elle se moque des fils qui pleurent trop leurs pères, elle anathématise ceux qui ne les pleurent pas assez ; puis elle s’amuse, elle ! à soupeser les cadavres avant qu’ils soient refroidis.
HONORE DE BALZAC ; La recherche de l’absolu (1834)

14- Le genre humain, mauvais de sa nature, est devenu plus mauvais que la société. Chaque homme y porte les défauts : 1/ de l’humanité ; 2/ de l’individu ; 3/ de la classe dont il fait partie dans l’ordre social.

15- L’art est toujours l’expression plus ou moins parfaite de la pensée dominante dans une société. L’art contemporain est une revendication du droit de faire n’importe quoi et de le vendre à n’importe quel prix. Sous cette forme, il est l’émanation naturelle et parfaite d’une société dite libérale capitaliste, dont la pensée est devenue purement matérialiste.
16- Or, il y a une loi morale qui règle la société, une légitimité générale qui domine la légitimité particulière. Cette grande loi et cette grande légitimité sont la jouissance des droits naturels de l’homme, réglés par les devoirs ; car c’est le devoir qui crée le droit, et non le droit qui crée le devoir ; les passions et les vices vous relèguent dans la classe des esclaves.   CHATEAUBRIAND,Mémoires d’outre-tombe

17- « Si la religion est entendue au sens occidental et traditionnel du terme, comme la croyance en un Dieu personnel, créateur et transcendant, alors la question est historiquement résolue : une société peut se passer de religion. Le confucianisme et le bouddhisme en ont fait la preuve; eux qui ont nourri des sociétés et des civilisations immenses, parmi les plus anciennes du globe, des civilisations qui sont encore vivantes aujourd’hui et qui ne reconnaissent pourtant aucun Dieu de ce type. »
COMTE-SPONVILLE , A-t-on encore besoin d’une religion?

« Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusé de cautionner, si nous avions été les véritables héritiers du Conseil National de la Résistance.  »
STEPHANE HESSEL ,Indignez-vous

« Toute société qui n’est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans. »
CONDORCET / 1743-1794

« Je ne connais qu’une Église: c’est la société des hommes. »
JEAN-PAUL SARTRE / 1905-1980 / Le diable et le bon dieu)

 

Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade.                                                                               JIDDU KRISHNAMURTI (1895 – 1986)

POUVOIR

1 – Le pouvoir désigne la possibilité d’imposer l’obéissance, peu importe le moyen employé

Les hommes, en fondant l’État, lui confèrent volontairement un pouvoir dans les domaines exécutif, judiciaire et législatif.

L’Etat peut donc exercer une contrainte sur les citoyens.

Types d’autorité et de domination qui sont des formes de légitimation du pouvoir :
charismatique repose sur le dévouement des partisans pour un chef en raison de ses talents exceptionnels
traditionnelle repose sur le respect sacré des coutumes et de ceux qui détiennent du pouvoir en vertu de la tradition.
légale se fonde sur la validité de la loi, établie rationnellement par voie législative ou bureaucratique.2

2 – .Max Weber définit l’État par le monopole de la violence légitime : la caractéristique essentielle de l’État est d’être le seul à bénéficier du droit de mettre en œuvre la violence physique sur son territoire, notamment grâce à la police et la justice.

Tout pouvoir est une violence exercée sur les gens.
Mikhaïl Boulgakov (Ecrivain russe)

Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent.  DOMITIEN(61-96)

On ne rencontre guère, pour se déclarer satisfaits du pouvoir, que ceux qui y participent.
MAURICE DRUON

3 – Gouverner, c’est tendre jusqu’à casser, tous les ressorts du pouvoir                               CLEMENCEAU

 

4 – L’empire fondé sur l’opinion et l’imagination règne quelque temps, et cet empire est doux et volontaire; celui de la force (=puissance) règne toujours. Ainsi l’opinion est comme la reine du monde, mais la force (=puissance) en est le tyran.

Pascal

 

5 – La naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l’on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l’enfant croit au Père Noël. L’adulte non. L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.                PIERRE DESPROGES(1939-1986)

6 – Je crois qu’il y a plus de cas de réduction des droits des gens par des empiètement graduels et discrets par ceux au pouvoir que par une usurpation soudaine et violente.
James Madison, 4ème Président des États-Unis

 

8 -Dès que le plus faible des hommes a compris qu’il peut garder son pouvoir de juger, tout pouvoir extérieur tombe devant celui-là. Car il faut que tout pouvoir persuade. Il a des gardes, c’est donc qu’il a persuadé ses gardes. Par un moyen ou par un autre, promesse ou menace; si les gardes refusent de croire, il n’y a plus de tyran. Mais les hommes croient aisément. Ils soumettent leur jugement aux promesses et aux menaces. Nous ne le voyons que trop. Toute force politique agit par les esprits et sur les esprits. Les armées sont armées par l’opinion. Dès que les citoyens refusent d’approuver et de croire, les canons et les mitrailleuses ne peuvent plus rien. »                                                                                                                                               ALAIN

« l’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir. »

PROUDHON

AUTORITE

1 -Le pouvoir se fonde sur l’autorité.

L’autorité désigne un respect reconnu comme légitime, grâce auquel l’Etat se fait obéir.
L’autorité donne au pouvoir une légitimité morale ou symbolique, qui lui épargne l’usage de la force

2 -Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel, et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c’est la puissance paternelle ; mais la puissance paternelle a ses bornes, et dans l’état de nature elle finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d’une autre origine que de la nature. Qu’on examine bien, et on la fera toujours remonter à l’une de ces deux sources : ou la force et la violence de celui qui s’en est emparé, ou le consentement de ceux qui s’y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux, et celui à qui ils ont déféré l’autorité.

DENIS DIDEROT, Article « Autorité politique » de l’Encyclopédie
3 -Le pouvoir, c’est le fait ; l’autorité c’est le droit. L’un crée la nécessité et l’autre la soumission.                                                              Sophie SWETCHINE(1782-1827)

4 – L’autorité repose d’abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d’aller se jeter à la mer, il fera la révolution. J’ai le droit d’exiger l’obéissance parce que mes ordres sont raisonnables.                                                    SAINT-EXUPERY(1900-1944) , Le Petit Prince

5 – Toute autorité, quelle qu’elle soit, empêche de voir, de penser lucidement ; et comme la plupart d’entre nous trouvons la pensée lucide douloureuse, nous nous abandonnons à l’autorité.
JIDDU KRISHNAMURTI, Le livre de la méditation et de la vie

6 – Quant à l’autorité humaine, j’adore n’importe qui avec une égale ferveur, pourvu qu’avec assez de tambour on annonce que c’est un tel qu’il faut que j’adore, et que cette année c’est lui l’autorité et l’imprimatur. Le choix passe toujours ma raison, qu’on le tire au sort ou qu’on vote, ou que la dignité alterne par roulement, et que son détenteur siège alors comme un membre de municipalité au conseil des prud’hommes.
SØREN KIERKEGAARD Le concept de l’angoisse (1844),

7- On se soumet sans peine à la loi, maïs on se révolte contre l’autorité.

MARQUIS DE LASSAY

8 – Notre temps est dur pour l’autorité. Les moeurs la battent en brèche, les lois tendent à l’affaiblir. Au foyer comme à l’atelier, dans l’État ou dans la rue, c’est l’impatience ou la critique qu’elle suscite plutôt que la confiance et la subordination.
CHARLES DE GAULLE, Le Fil de l’Epée

9 – Pourquoi ai-je vécu toute ma vie avec des gens qui se dressent automatiquement contre le pouvoir, “le gouvernement”, qui considèrent que toute autorité est mauvaise d’emblée, qui attribuent des motifs douteux et vénaux aux politiques, à l’establishment, à la classe dirigeante, au conseil municipal, au directeur d’école ?.
DORIS LESSING(1919-2013)Prix Nobel 2007
10 – J’appelle expérience un voyage au bout du possible de l’homme. Chacun peut ne pas faire ce voyage, mais, s’il le fait, cela suppose niées les autorités, les valeurs existantes que limitent le possible.
GEORGES BATAILLE, l’expérience intérieure

11 – Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner. L’autorité repose d’abord sur la raison.                                                                                         SAINT EXUPERY

12 – La seule erreur qu’un homme investi du pouvoir et de l’autorité ne doit pas commettre, ne serait-ce qu’une fois, c’est d’imposer un ordre s’il n’est pas sur qu’on y obéira.                                                                                 Gabriel GARCIA MARQUEZ

Nulle autorité ne peut arrêter le cours de la justice réglée : toute infraction aux droits des tribunaux est une infraction à la liberté des citoyens.
MALESHERBES, Pensées et maximes

Bénie soit l’autorité qui reconnaît les limites de son autorité                          ANONYME

 

Que votre autorité ne tire sa force, ni de la dureté du commandement, ni de la rigueur des châtiments, mais de la supériorité de votre sagesse.
ISOCRATE (436-338 a.JC) ,Discours de morale

LIBERTE

Il n’y a point de mot qui qui ait reçu plus de différentes significations et qui ait plus frappé les esprits de tant de manière que celui de liberté.                                              MONTESQUIEU L’esprit des lois

LIBERTÉ : c’est un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens ; qui chantent plus qu’ils ne parlent ; qui demandent plus qu’ils ne répondent ; de ces mots qui ont fait tous les métiers, et desquels la mémoire est barbouillée de Théologie, de Métaphysique, de Morale et de Politique ; mots très bons pour la controverse, la dialectique, l’éloquence ; aussi propres aux analyses illusoires et aux subtilités infinies qu’aux fins de phrases qui déchaînent le tonnerre.
PAUL VALERY, Regards sur le monde actuel, « Fluctuations sur la liberté » (1938)

Art. 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de borne que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Art. 5 : La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles àla Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789

L’obéissance à la loi que l’on s’est prescrite est liberté .
ROUSSEAU. Du Contrat Social.

« Entre le fort et le faible,
entre le riche et le pauvre,
entre le maître et le serviteur,
c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit.
 »
HENRI LACORDAIRE, 52e conférence de Notre-Dame, 1848

 1 – Le mot LIBERTÉ désigne proprement l’absence d’opposition (par opposition, j’entends les obstacles au extérieurs au mouvement), et peut être appliqué aux créatures sans raison ou inanimées aussi bien qu’aux créatures raisonnables. Si en effet une chose quelconque est liée ou entourée de manière à ne pas pouvoir se mouvoir, sauf dans un espace déterminé, délimité par l’opposition d’un corps extérieur, on dit que cette chose n’a pas la liberté d’aller plus loin. C’est ainsi qu’on a coutume de dire des créatures vivantes, lorsqu’elles sont emprisonnées ou retenues par des murs ou des chaînes, ou de l’eau lorsqu’elle est contenue par des rives ou par un récipient, faute de quoi elle se répandrait dans un espace plus grand, que ces choses n’ont pas la liberté de se mouvoir de la manière dont elles le feraient en l’absence d’obstacles extérieurs. Cependant, quand l’obstacle au mouvement réside dans la constitution de la chose en elle-même, on a coutume de dire qu’il lui manque, non pas la liberté, mais le pouvoir de se mouvoir ; c’est le cas lorsqu’une pierre gît immobile ou qu’un homme est cloué au lit par la maladie.

D’après le sens propre (et généralement admis) du mot, un HOMME LIBRE est celui qui, s’agissant des choses que sa force et son intelligence lui permettent de faire, n’est pas empêché de faire celles qu’il a la volonté de faire.
THOMAS HOBBES, Léviathan (1651)

 

LES PREMIERES RESTRICTIONS DE LIBERTES
DANS L’HISTOIRE

 1- Tu n’auras pas d’autres dieux que moi. Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces images, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur garde ma fidélité jusqu’à la millième génération.

2- Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal.

3-Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui réside dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a consacré.

4- Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.

5- Tu ne commettras pas de meurtre.

6- Tu ne commettras pas d’adultère.

7- Tu ne commettras pas de vol.

8- Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.

9 et 10 Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

 LES LIBERTES PROTEGEES
EN France AUJOURD’HUI

 Libertés de l’individu

LIBERTE D’OPINION
« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

LIBERTE D’EXPRESSION

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

LIBERTE DE CROYANCE

 

LIBERTE D’AGIR

aller et venir, entreprendre, circuler dans tout le pays en toute liberté

 

PROTECTION DE LA VIE PRIVEE

chacun a droit au respect de sa vie privée et de de mener sa propre existence comme elle l’entend avec un minimum d’ingérences de l’extérieur

PROTECTION DU SECRET MEDICAL

PROTECTION DE L’IMAGE

Libertés de la société

PROTECTION DE LA SECURITE

PROTECTION DU DOMICILE

PROTECTION DE LA PROPRIETE

PRINCIPE DE PRECAUTION

(« Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veilleront, par application du principe de précaution, et dans leurs domaines d’attribution, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. » 1985)

 

Libertés du citoyen

DROIT A L’INSTRUCTION

DROIT AUX SOINS MEDICAUX

DROIT SYNDICAL

 DROIT DE GREVE

DROIT DE REUNION

 CE A QUOI NOUS AVONS

ECHAPPE…pour le moment !

 Le PATRIOT ACT des Etats-Unis

Le USA PATRIOT Act (acronyme traduisible en français par : « Loi pour unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme »[1]) est une loi antiterroriste qui a été votée par le Congrès des États-Unis et signée par George W. Bush le 26 octobre 2001.
L’un des axes centraux de ce long texte (132 pages[2]) est d’effacer la distinction juridique entre les enquêtes effectuées par les services de renseignement extérieur et les agences fédérales responsables des enquêtes criminelles (FBI) dès lors qu’elles impliquent des terroristes étrangers. Elle crée aussi les statuts de combattant ennemi et combattant illégal, qui permettent au gouvernement des États-Unis de détenir sans limite et sans inculpation toute personne soupçonnée de projet terroriste.
Dans la pratique cette loi autorise les services de sécurité à accéder aux données informatiques détenues par les particuliers et les entreprises, sans autorisation préalable et sans en informer les utilisateurs

LES RESTRICTIONS DE CIRCULATION de Chine

Lorsque le citoyen chinois veut s’établir dans un nouvel endroit, il a besoin de la permission des autorités du lieu de départ et/ou de la destination. Un des objectifs de cette mesure est d’empêcher l’urbanisation à grande échelle. Le Huji (ou hukou), sorte de passeport intérieur, est utilisé pour les contrôles d’identité. Jusqu’en 2003, un programme intitulé Détention et Rapatriement, qui établissait des centres de détention pour les migrants vers les villes, était en place..

PEINE DE MORT ENVERS LES HOMOSEXUELS

Dans 12 pays du monde

PEINE DE MORT CONTRE L’APOSTASIE

 

LOIS SEXUELLES DE PAR LE MONDE

ROMBOCH (VIRGINIE, USA)
Dans cet État américain, il est interdit de faire l’amour la lumière allumée.

WASHINGTON (USA)
Une loi interdit aux hommes de faire l’amour aux vierges, même lors de leur nuit de noces

.LIBAN
Dans ce pays, la loi autorise le sexe avec des animaux, mais uniquement des femelles. Tout homme surpris en pleins ébats avec un mâle risque la peine de mort.

CALI (COLOMBIE)
La première fois qu’une femme fait l’amour avec son mari doit avoir lieu sous les yeux de sa… mère.

 

LES RESTRICTIONS RECENTES
AUX LIBERTES EN FRANCE

AUTOMOBILE

  • 1er janvier 1970 : la France est le premier pays européen à rendre obligatoires les ceintures de sécurité aux places avant des véhicules neufs. L’obligation de port est intervenue en 1973, et seulement hors agglomération. L’obligation généralisée aux places avant fut décrétée six ans plus tard. Pour les places arrière, l’obligation d’installer des ceintures à enrouleur date de 1977 et cette obligation du port a été généralisée en 1990.
  • 22 décembre 2005 : installation du 1000e radar automatique (700 fixes et 300 mobiles.
    Septembre 2007 : mise en place dans plusieurs villes des parcmètres « Statio’minute » qui détectent seuls l’arrivée d’une voiture et alertent la police par SMS en cas de dépassement du temps de stationnement.

ALCOOLEMIE

  • 16/ 11 juillet 1994 : création d’une contravention de 4e classe pour les conducteurs ayant un taux d’alcoolémie entre 0,7 et 0,8 gramme par litre de sang (seuil abaissé à 0,5 gr le 15 septembre 1995

LIBERTE D’EXPRESSION

  • 23/ 17 juin 1996 : poursuites engagées devant la XVIIe chambre correctionnelle de Paris contre « France Soir », « Paris Match » et quatre agences photographiques ayant publié des photos de l’attentat à la station Saint-Michel du RER le 25/7/1995 : « Le choc de certaines photos peut nécessiter d’apporter des limites à la liberté d’expression

TABAC

  • 13 mai 1998 : directive de l’UE du 13 mai 1998 portant interdiction de la publicité sur le tabac
  • Loi du 9 juillet 2003 : qui interdit la vente de tabac aux moins de 16 ans
  • 1er février 2007 : date d’application du décret du 16 novembre 2006 portant sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics (reportée au 1er janvier 2008 pour les cafés, bars, hôtels).

CHIENS/ Mars 1998 : interdiction de l’achat, cession, importation de chiens pit-bulls

Loi du 12 juin 2001 : qui permet la dissolution judiciaire des mouvements qualifiés de « sectaires »

  • 4 juillet 2005 : la Cour de cassation admet le « testing » comme preuve ; les associations (ici SOS-Racisme) et les victimes pourront désormais piéger les propriétaires qui refusent de louer ou vendre à des personnes d’origine étrangère.
  • 2 mai 2007 : mise en place d’une plate-forme d’écoute et d’interception des courriels, SMS et appels sur mobile, administrée par l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT). Cette plate-forme peut se faire communiquer l’adresse et les coordonnées bancaires des émetteurs/récepteurs des messages interceptés. Il s’agit de la mise en œuvre de l’article 6 de la loi du 23 janvier 2006 sur « la lutte contre le terrorisme ».
  • 29 juin 2007 : accord entre l’Union européenne et les Etats-Unis autorisant ce pays à conserver pendant 15 ans (contre 3 ans et demi actuellement) certaines données privées des passagers des compagnies aériennes venus de l’UE
  • CAMERAS DE VIDEOSURVEILLANCE.
    possibilité pour la police et la gendarmerie d’accèder aux images confiées à des tiers, et pouvoir pour les préfets de prescrire la mise en œuvre de ces systèmes.
  • TRAVAIL LES DIMANCHEs

CIRCULATION AUTOMOBILE

  • Limitation de vitesse

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Compte-rendu de débat

COMPTE-RENDU DE DÉBAT du 07/02/2015

DATE :                  07 Février 2015
SUJET :                Le vivre ensemble, une utopie?
             (Proposé par CATHY et choisi par l’audience par 10 voix sur 12)

ANIMATEUR :     GEORGES SEFINAL

Oui, nous étions moins nombreux que d’habitude ce Samedi. Etait-ce à cause du froid, des rares rayons de soleil, ou de la formule « sujet libre » ? Oui, nous avons reçu un local en rez-de-chaussée pour philosopher, puis on nous a redonné notre endroit habituel au sous-sol ! Ce qui a perturbé certains qui étaient venus avec les meilleures intentions, puis sont repartis discrètement. Oui, notre animateur, Georges, juste remis d’une grippe cette semaine, a fait de gros efforts pour tenir le coup (Merci Georges !)
C’est ainsi que Georges, très habilement, a aidé Cathy à préciser et mieux formuler  sa question, ce qui a conduit au sujet choisi.
Le débat a commencé par un tour de table pour permettre à chacun et chacune une première réponse, basé sur la doxa, les préjugés et les opinions. Des pistes de réflexion intéressantes ont ainsi pu être exprimées :

  • L’expression « vivre ensemble » est entendue partout ces jours-ci mais c’est « très compliqué » à définir et à vivre.
  • Si c’est « comprendre et être compris par tout le monde », c’est difficile de l’appliquer au niveau d’un groupe humain et surtout d’un couple, parce que l’homme est foncièrement mauvais, l’individualisme dans la société est à son paroxysme et le côté néfaste de la révolution numérique.
  • Nous vivons dans une société qui a perdu contact avec les idées de diversité, de laïcité et de solidarité, donc a affaibli le « vivre ensemble ».

Georges a ensuite démarré la discussion approfondie du sujet pour cerner le concept du « vivre ensemble ». Les participants l’ont défini de plusieurs manières :

  • « une harmonisation avec les autres dans le respect de chacun »
  • « Ce que l’on attend de l’autre »
  • « le partage de valeurs universelles »

Ce qui a conduit à se poser la question des causes des problèmes actuels du vivre ensemble :

  • Les préoccupations des uns et des autres sont tellement différentes
  • L’évolution de la société a été radicale avec la disparition des cellules de base comme la famille, les voisins, le « village.
  • La nature de l’homme telle que définie par Hobbes (l’homme est un loup pour l’homme) ou la théorie de l’homme hérisson de Schopenhauer.
  • La responsabilité des parents qui ont abandonné toute conscience dans l’éducation de leurs enfants.
  • La « crise » qui créé des problèmes sociaux et humains profonds pour les jeunes.

Finalement, dans un tour de table sur la question     « Quel avenir pour le vivre ensemble ? » l’audience s’est affirmée majoritairement pessimiste avec deux rayons de soleil :

  • J’ai de l’espoir, car dans toute utopie, il y a de l’espoir.
  • Dans la lente évolution de l’histoire, nous progressons vers ce vivre ensemble universel auquel tous les êtres humains aspirent.

En conclusion, un débat « actuel »  qui montre ce qui Intéresse, passionne et inquiète les citoyens que nous sommes.

Georges TAHAR

 

 

Poésie spontanée

poème composé pendant le Samedi après midi au café philo Gambetta…

MERCI Gille ROCA!

Quand   Socrate rend Visite’ À Molière …           chez Georges Tahar …       au Chantefable
Animation, Voix, onde … de   Georges … profonde, philosophie – Littérature …
poésie, un romanesque … Lien,
Socrate Molière théâtre, philosophique …
romanesque … Lien, philo, dire … Le Vrai, doute … questionnement, Littérature …
plaire … divertissement, penser’… Immortelle Pensée, Souci, en fleur, philosophique,
du romancier, poète … philo – Littéraire’ Au philo – théâtre … du Voyant, Visionnaire,
des’ ombres … dans notre … Caverne’ Aux Lumières … dans nos tavernes, en partenaires …
Socrate’ et Molière’,
en Visio – bandoulière,                                   *
de flamme … feu, raison, passion,
semailles’… et moissons, Vers La Vérité … La – tension,
La première … Leçon, de romans, poésie, genres … Littéraires … se nourrit La pensée,
de La philosophie, émotion, et, inspiration, de L’imagination est – sens’… humain défi, transgression, de La pensée,
Littéraire … philosophie,
où … « L’homme … de La nature’ humaine» est
Molière’,
où … « il fait Le mieux co – naître … Le cœur humain »,
dont’ il serait Le peintre
H B S … Le pinceau en main,
Au théâtre’, expression … de pensée, ses … mots – lierre’,
Autres … mots – cœurmots – cri,
philo – bons mots, d’esprit, du théâtre … Les – cris,
Libéral, Libertin, Libertaire … nature …
de
Molière … face’… À notre … dame’- Nature,
pose-toi … pèse-toi … jauge-toi … juge-toi ! Avant de juger L’Autre … sans comprendre … Loi … du genre … du théâtre’, une’ éthique … de soi,
philosophique Voix, x, de
MolièreVoix, philosophique … Voie, e, de MolièreVoie,
de
Socrate … son Visiteur du soir, ma foi !,
un grain de folie … une … graine … de sagesse’,
en
Socrate Molière’, éclosion de tendresse’,
et … de notre’ espèce’
où … bien seul … Le sot-l’y-laisse,               
*
dialogues … socratiques, critique … socratique, L’ironie socratique …
« connais-toi toi-même ! » fait de chacun Le juge, de ses propres … pensées,
de qui sait … qu’il ne sait,
qui sème … s’il ne s’aime, … de dimension comique, de dimension tragique,
Vertus du naturel,
de La simplicité, et, de La Vérité, intimes, universel(le)s …
La moliéresque … fresque’, en’ écho, Leur écot … semailles’… et moissons,
de
Socrate’ et Molière’, éclate … La Lumière’, en stéréo … Le – son,                             

                                                                       *
hors de L’espace – temps …
de L’ « Être’ et Temps » …                          /_